Cumul emploi-retraite : durcissement des règles avant 67 ans à partir de 2027

Écrit par Erik ALARDIN

19 Fév, 2026

Le cumul emploi-retraite permet à un salarié ayant liquidé sa retraite de reprendre une activité professionnelle rémunérée. Le retraité cumule alors les revenus de cette activité avec sa pension de retraite (Code de la Sécurité sociale, art. L.161-22).

Il s’agit aujourd’hui d’un dispositif intéressant, mais qui va être revu en profondeur à partir de 2027.

Suppression du délai de carence

Le délai de carence de 6 mois est supprimé, y compris en cas de reprise chez le même employeur.
Il s’agit d’une évolution positive. En revanche, selon l’âge, le dispositif devient plus ou moins avantageux.

Avant 67 ans : un régime moins favorable

Avant 67 ans, deux situations doivent être distinguées.

  1. Cumul avant l’âge de départ à la retraite
    La pension sera réduite en fonction des revenus, pouvant aller jusqu’à une pension nulle.
  2. Cumul entre l’âge de départ et 67 ans
    Un plafonnement sera instauré (à définir par décret, environ 7 000 € envisagés).
    50 % des revenus dépassant ce plafond seraient déduits de la pension.

Par ailleurs, avant 67 ans, les salariés ne pourront plus cotiser pour une seconde retraite.

Le régime perd donc une grande partie de son intérêt pour les salariés de moins de 67 ans.

À partir de 67 ans : un régime plus favorable

Pour les salariés ayant atteint 67 ans, le cumul emploi-retraite est total, sans plafonnement et sans réduction de pension. Le dispositif reste donc avantageux.

Précisions importantes

Ces nouvelles dispositions s’appliqueraient aux assurés bénéficiant de leur première pension de retraite de base à compter du 1er janvier 2027. Les assurés déjà en cumul emploi-retraite ne seraient pas concernés.

Au regard de cette réforme, il peut être opportun, lorsque cela est possible, de ne pas attendre pour bénéficier du dispositif selon les règles actuelles avant 2027.

Focus : la retraite progressive

Ces mesures ne concernent pas les salariés en retraite progressive.

Ce dispositif permet, à partir de 60 ans et sous réserve de 150 trimestres cotisés, de poursuivre une activité à temps partiel (entre 40 % et 80 %) tout en percevant une pension provisoire.

Pendant cette période, l’assuré continue de cotiser, et la retraite définitive est calculée à l’issue de la cessation d’activité.

La retraite progressive reste un outil intéressant pour organiser un départ en douceur.

N’hésitez pas à nous contacter si besoin.

 

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